J'ai du attendre mon troisième mois de grossesse au moins pour refaire de la cuisine. Tout simplement, le simple fait d'entrer dans ma cuisine auparavant me donnait immédiatement la nausée, sans compter que ce qui m'avait fait tellement plaisir la veille me dégoûtait le lendemain.
Vous comprendrez que je ne regrette absolument pas cette période où nous les femmes redevenons des mammifères car la grossesse c'est un peu :
- trimestre 1 : je suis morte de fatigue, la nourriture me dégoutte mais je suis affamée 24h/24, je me sens vulnérable... bien sûr personne n'est au courant car j'attends la fin du troisième mois pour partager ma joie.
- trimestre 2 : je m'oriente doucement vers le physique ingrat, ni vraiment femme enceinte mais en tous cas plus jeune femme mince... mais heureusement la forme revient et un beau jour ce que nous avions pris pour des petites bulles, nous comprenons qu'il s'agit du petit poisson qui nage dans notre bocal de ventre.
- trimestre 3 : là plus aucun doute n'est possible sur notre état... on nous laisse passer au supermarché (enfin dans l'idéal). Les hommes nous re-regardent (enfin non, ils regardent notre ventre). Chaque jour, il est plus difficile de se mouvoir. C'est l'époque où les mauvaises herbes envahissent le jardin, où la poussière envahit l'escalier et où on s'asseoit de biais à table. C'est aussi l'époque où le mari se hâte de terminer la fameuse chambre du bébé (et la cuisine dans mon cas).
Bien sûr, je me plais à caricaturer cette douce période. Mais le pire c'est que tout ça reflète bien la réalité. Donc pendant la période de gestation, j'ai cuisiné des babas au rhum pour mon mari C.
J'ai tout pris en photos donc voici la recette en images : (Pour des soucis de rapidité, je ne mets pas mes détails de dosage)
Les ingrédients de cette recette boulangère sont donc : des oeufs battus, de la farine, du beurre fondu et de la levure de boulangerie (voir dans mes précédents posts comment vérifier qu'elle est active).
On a besoin de moules à savarin. Qu'ils soient pour de grands ou de petits gourmands...
NB Ces moules s'oxydent ou rouillent vite quand on les lave. je suggère donc de les poser sur un radiateur ou de placer des feuilles de sopalin entre les moules quand on les stocke dans le placard.
On commence par mélanger les oeufs, la levure et la farine.
On rajoute le beurre fondu.
Pour donner de l'élasticité à la pâte - c'est le secret de la réussite de toute préparation de ce type contenant de la levure- il faut absolument battre la pâte, la rendre élastique. on peut utiliser par exemple son batteur avec les ustensiles de la photo.
Voilà la pâte est finie. Bien homogène.
On remplit les moules à savarin au tiers ou au maximum à mi-hauteur et on met les moules à température ambiante. Puis on attend que la pâte lève à la hauteur souhaitée...
Attention, la levure déteste les courants d'air...
La pâte a suffisamment levé. On enfourne...
Nota Bene : les babas cuisent assez vite, la cuisson doit donc être surveillée.
Une fois les babas cuits, on les débarrasse sur une grille pour éviter qu'ils conservent trop d'humidité...
Il faut laisser les babas rassir. Ce n'est que le lendemain au minimum que l'on peut confectionner le sirop au rhum dans lequel on plongera nos babas...
Un baba frais deviendrait de la bouillie au contact du sirop.
Pour les proportions, je conseille de faire selon les goûts de chacun : plus ou moins alcoolisé, plus ou moins sucré... en considérant bien que les savarins ne sont pas sucrés.
Il faut juste faire attention avec le rhum. En trop forte dose, le baba est franchement indigeste...
Il n'y a plus qu'à déguster. Moi j'adore avec du sirop d'érable... mais aussi avec du sirop à la vanille.
On peut agrémenter le coeur du baba de crème pâtissière comme dans les boulangeries... Le baba est une bonne base pour se faire plaisir...
Bon appétit...







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